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Depuis le 9 septembre 2023, il n’est plus possible de fixer, pour les CDI, des périodes d’essai plus longues que celles indiquées dans le Code du travail.
La période d'essai concerne un salarié qui intègre une entreprise, tandis que la période probatoire s'applique au salarié qui change de poste au sein de son entreprise.
En application de l’article L.1221-20 du Code du travail, la période d’essai, qui n’est pas obligatoire, permet à l'employeur d'évaluer les compétences du salarié dans son travail, notamment au regard de son expérience, et au salarié d'apprécier si les fonctions occupées lui conviennent.
Attention ! Il est impératif de se référer à la convention collective applicable à l’entreprise sur cette question.
- Si une convention collective est applicable dans l’entreprise, il faut distinguer selon la date de conclusion du texte conventionnel, à savoir avant ou après la publication de la loi de modernisation du marché du travail, soit le 26 juin 2008.
- Si la convention collective a été conclue avant le 26 juin 2008, elle peut prévoir une durée plus longue que la période légale. Si la convention collective a été conclue après le 26 juin 2008, elle peut prévoir une durée plus courte que la période légale mais pas plus longue.
Pour pouvoir renouveler une période d’essai, il faut obligatoirement :
La durée de la période d’essai, renouvellement compris, ne peut pas dépasser 4 mois pour les ouvriers et employés, 6 mois pour les agents de maîtrise et techniciens, 8 mois pour les cadres.
L’employeur peut rompre la période d’essai librement sous réserve d’un délai de prévenance minimum de 24 heures en deçà de 8 jours de présence, 48 heures entre 8 jours et 1 mois de présence, 2 semaines après 1 mois de présence, 1 mois après 3 mois de présence.
Lorsque le délai de prévenance n'a pas été respecté, la période d'essai n'est pas prolongée d'autant mais l'employeur doir verser au salarié une indemnité compensatrice égale au montant des salaires et avantages qu'il aurait perçus j'usqu'à expiration du délai de prévenance, y compris l'ndemnité de congés payés.
Le salarié doit respecter un délai de prévenance de 48 heures si la présence du salarié dans l’entreprise est supérieure ou égale à 8 jours, 24 heures si la présence du salarié dans l’entreprise est inférieure à 8 jours.
Attention : la convention collective peut prévoir d’autres délais.
Dans tous les cas, la loi n’impose pas un formalisme particulier, bien que l’écrit reste une preuve sûre.
Quand un salarié en poste change de fonctions et qu’il est nécessaire, tant pour lui que pour l’employeur d’avoir du temps pour apprécier ce nouveau poste, il ne doit pas faire une période d’essai mais une période probatoire (arrêts de la chambre sociale de la Cour de cassation du 30 mars 2005).
Le Code du travail ne prévoyant pas de disposition spécifique, il est impératif pour l’employeur de se tourner vers sa convention collective qui peut prévoir la durée de cette période, sa rémunération ou les modalités de sa rupture.
Attention, la convention collective peut aussi limiter les cas de recours à la période probatoire.
Voir en ce sens un arrêt de la chambre sociale de la cour de cassation du 5 décembre 2007 dans lequel les juges ont décidé que « la convention collective ne permet pas la mise en place d'une période probatoire à l'occasion d'une promotion professionnelle ». Il s’agissait en l’espèce de l'accord collectif de l'Association nationale pour la formation professionnelle des adultes du 4 juillet 1976.
A compter du ………., Madame/Monsieur ………………….exercera dans l’entreprise les nouvelles fonctions de ………………..
Au regard de la spécificité et de la technicité des compétences demandées, il est convenu entre les parties au contrat de travail une période probatoire permettant aux parties d’apprécier les nouvelles compétences ainsi demandées. Cette période commencera le ……………….et se finira le………………………….
Chacune des parties pourra mettre fin à cette période sans indemnités à tout moment.
Ou
Chacune des parties pourra mettre fin à cette période sans indemnités dans le respect du préavis suivant : ………………….
Depuis le 9 septembre 2023, il n’est plus possible de fixer, pour les CDI, des périodes d’essai plus longues que celles indiquées dans le Code du travail.